80ÈME ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DU VIVIER-SUR-MER
Publié le dimanche 04 août 2024 - Le Vivier-sur-Mer
« A l’occasion du 80ème anniversaire de la libération de la France, des commémorations sont organisées sur l’ensemble du territoire.
Le 6 juin 1944, les troupes alliées venues de Grande-Bretagne, réussissent avec l’opération « Overlord » le plus grand débarquement de l’histoire sur les plages de Normandie, ouvrant un nouveau front dans l’Europe occupée.
Elle sera suivie, le 15 août 1944, de l’opération « dragoon », un second débarquement en Provence qui est un nouveau succès. En quelques semaines Paris, Marseille, Lyon, et la majeure partie du territoire français sont libérés.
C’est le 4 août 1944 que la commune du Vivier sur Mer fut libérée grâce aux troupes du Général Patton.
Le 2 août, une colonne américaine de l’US Navy quitte Granville, traverse Pontorson et arrive à Pleine-Fougères. De nombreux allemands occupent le canton et de nombreux tirs seront échangés faisant des morts dans les deux camps. Le comportement des marins américains est héroïque. Ils répliquent aux attaques bien qu’ils soient inexpérimentés au combat terrestre. Il est à noter que la présence de la Navy sur nos communes est un fait exceptionnel. En effet, ce serait la seule fois que la marine américaine serait battue, hors plages sur sol européen.
Alors que convois se dirigent vers Dol de Bretagne, un véhicule américain est tombé sur un barrage routier nazi au Vivier-sur-Mer. Il s’agit de soldats appartenant au même détachement mais qui se sont trompés de route à la suite d’une panne mécanique. Trois hommes réussissent à s’enfuir et sont cachés par des paysans. Le 4ème est touché alors qu’il tente de couvrir la fuite de ses camarades.
Il s’agit du chef radio technicien Charles B Thomson qui est pris en charge par les sœurs Barbé qui tentent de le soigner. Ensuite des Vivarais emmèneront l’américain à l’Hôtel Dieu à Saint-Malo mais malheureusement il y décèdera.
C’est pour rendre hommage à ce soldat Charles B Thompson et pour honorer sa mémoire que nous avons apposer une plaque à son nom sur notre monument aux morts. C’est pour lui mais aussi pour tous nos soldats, nos alliés, pour les hommes et les femmes de l’ombre qui ont combattu au péril de leur vie pour gagner notre liberté, que nous sommes réunis aujourd’hui près de ce monument aux morts.
Il y a 80 ans le chemin de la liberté s’ouvrait.
Souvenons-nous du sang versé, il fût le prix de notre liberté. Mourir pour que d’autres puissent vivre libres : c’était le prix exorbitant à s’acquitter. Un prix qui, hier comme aujourd’hui, augmente à chaque renoncement, à chaque fois que nous oublions notre passé. »
Le maire, Carole CERVEAU






